Départ seulement a 08h aujourd'hui mais c'est carnaval. Alors la Paz est encore plus embouteillé que d'hab. Papy s'inquiete pour nous, Kayser joue avec les pompons du bonnet de la blonde. Finalement vers 10h on vient nous chercher. On commence par une énieme vallée de la Lune. Nulle et en plus il pleut. Meme le guide s'embete. On se rendort dans le van jusque dans les hauteurs de la capitale. Début de la cordillere royale. Lagunes et vue imprenable sur la city. Rodrigo qui conduit maintenant dans la neige, s'enneige. On finira la route a pied jusqu'au refuge a 5300mts. AL collapse et va s'abriter sur uh plancher plein de puces dans le grenier. Alfredo la soigne au maté de coca pendant que les toulousaines font un bonhomme de neige. Pour les plus vaillants, seulement 4 du groupe dont moi et mes courbatures, climbing to the top: 5395mts, sous la neige. Le vent souffle et on trébuche facilement sur la caillasse instable. Mais j'y arrive. J'en étais sure. Depuis la veille, je suis devenue invincible, un peu la Reine du monde! Mais en faisant des grands pas lentement, on va jusqu'au bout du monde. Mon pere me l'a tjs répété quand je marchais avec ma main ferme et carrée dans la sienne. Au retour, je réanime ma compagne de voyage á coup de sushis au thon en boite de conserve. Au moins, ca nous rendra pas malades. Et tant pis si des francaises se sont fait voler leur sac au meme endroit la veille. AL achete son sac noir pour remplacer celui qu'elle traine depuis Barreiriñas. On se fait jeter du cyber-café. Mais tant mieux, faut vraiment qu'on dorme un peu.
19 fevrier 2009 -- J81
Départ a 07h. On emmene juste le strict minimum, c'est a dire quand meme plus pour nous que pour les autres. Et le van est petit. Le mexicain aimerait tellement plus de place. Quand on s'arrete en haut des belles montagnes vertes a 4600mts d'altitude et qu'on essaie les velos, je sens deja que la journee va etre terrible. La selle est trop haute et je dois rouler au milieu des voitures qui roulent comme des debiles, et a jeun! Oui malgré le comité de lutte que je fonde avec Teddy, on aura pas de pti dej avant 10h30, inimaginable! Tout le monde est super motivé quand on démarre sur la piste caillouteuse au bord du précipice. Sauf moi. Je rale déja mais je ne panique pas encore. Je freine, je ne fais que ca. Accrochée a mon guidon, crispée comme pas possible, je descend, je descend. Et ca ne s'arrete jamais. L'équipe des Orange s'amuse a me doubler 15 fois chacun, le chauffeur du van derriere essaie de me semer, les guides tentent de me faire abandonner et rentrer en bus mais je reste imperturbable et je freine encore. Quand la rubia et son pouce anesthésié se retourne et qu'elle voit tout le monde engloutir son snack jamon-queso, sauf moi, elle crie. Effectivement tout le monde m'a lachement abandonné au milieu des torrents de boue, des ravins menacants, des cascades qui s'ecoulent sur mon casque, des carcasses de voitures et des croix qui bordent la route. Je suis au bord de la panique mais je me ressaisis en gueulant sur les organisateurs désespérés. Et je finis mes 63km (certes apres tout le monde) mais la tete haute: je n'ai ni crevé, ni ne me suis vautrée sur une couche de cailloux. 1L de biere suffit á peine a me décrocher un sourire. Mais la douche chaude puis la piscine ensoleillée de Coroico auront raison de mon horrible caractere. Et je suis la plus joyeuse quand on repart vers la Paz le soir. 4h dans le mini-minivan. Mes petites jambes ont parfois des avantages. Salade 100pct naturelle et taxi avant de m'effondrer.
18 fevrier 2009 -- J80
Angelo nous raconte encore Evo, les yeux pleins d'émotion, de fierté et d'espoir, entre deux tasses de café a la boliviana. Puis les muscles encore endoloris de notre trekking de la veille, on attaque El Calvario en haut de la colline. La vue est pas mal mais la montée est rude. En haut, la vierge de Copacabana nous accueille avec la Pachamama. Elles sont supers copines en fait. Les indiens natifs les vénerent autant toutes les deux. Drole de mix. Apres c'est city-tour: oui un vrai, celui qu'on a jamais pris en option et qui fait tant rever ma copine... Le marché et ses 1000 patates déshydratées, ses graines et boissons étranges, l'église franciscaine dans un style baroque que St Francois n'aurait surement pas approuvé, et les stands de jouets. Pourquoi tant de jouets?? Bizarre... Carnaval?? Non en fait Angelo nous explique que ces maisons de poupée, voitures en plastiques et faux billets de monopoly sont des miniatures de ce que les gens souhaiteraient en vrai. Ils font donc offrande de ces representations a la Pachamama ou a la vierge de Copacabana qui s'arrangent ensuite entre elles pour jouer au Pere Noel. Bien vu le systeme! Temps libre pour quelques photos volées puis truite au menu. Yummy! Retour sur la Paz. Kayser aboie d'émotion de nous revoir. On repart grignoter dans un resto vide. Normal y'a qu'une seule table. Quelques magasins de touristes, tous les memes, pour la digestion. Dodo en prévision d'un lendemain cauchemardesque.
17 fevrier 2009 -- J79
Le lac change de couleur. Son nom signifie "Puma gris" en Aymara mais en fait il passe de noir á blanc, turquoise au milieu, selon le temps, l'heure et la volonte du Roi Soleil. C'est bon aujourd'hui celui-ci nous accompagnera durant tout notre pelerinage. 5h de marche á 4200mts sur les petits chemins de pierre menant au temple Chimkana oú les incas faisaient leur sacrifice de lama. Nous on boit de l'eau sacree car si moi je me suis remise la veille au soir grace au the de coce et de Koa, c'est aujourd'hui AL qui n'est pas bien. On fait la paire !! Nick me raconte la Chine, Angelo essaie de se taire. On déjeune (truite quand tu nous tiens) sur le petit port de Cha'llapampa envahi par des hippies de tout horizons. Puis on reprend El barco, le plus lent qu'on puisse qu'on puisse trouver. Escale d'une heure, sieste au soleil pendant qu'Angelo s'occupe des bagages et que les boliviennes vident la plage. Redépart vers les iles flottantes. Sans commentaires, on refera les vraies du coté de Puno, la je pourrais en parler. On arrive en soirée á Copacabana. La on prend le temps d'errer dans l'artere principale, station hippie pas chic, avant d'engloutir la trucha del Lago Titikaka, so famous by now.
16 février 2009 -- J78
Ce matin, c'est mon tour. De nouveau ce mal des montagnes, ou plutôt ce mal de la Bolivie je pense. Tant pis les sacs sont prêts. On embrasse Kayser et Mamie qui garderont les valises et on embarque avec Angelo dans un car touristico. Le chemin après la ville de l'Alto (banlieue en hauteur de la ville) est aujourd'hui couvert de neige. Ce qui nempêche pas que la vue sur la cordillère royale (Huaina Potosi et Illimani) soit totalement dégagée. Belles photos pour Nick et AL pendant que je lutte pour rester vivante au fond du bus. Angelo sera notre guide pendant 3jrs et seulement pour nous 3. Pas mal! En plus il est passionné de son pays et bien sûr de son Président. Il parle pendant des heures. Super interessant. Arrêt au bout de 3h pour prendre le ferry. Ca y est, on est déjà au lac sacré Titikaka. Le bus passe sur une barque et nous sur une autre. On repart vers Copacabana, on marche un peu le temps que les chicos réparent le bus. De la ville, on ne verra pas grand chose. Déjeuner à l'hotel et départ direct en bateau pour l'Ile du Soleil. On apprend que le vrai Copacabana, c'est ici. Ca veut dire Mirador du lac en Aymara. C'est ici qu'un vice-gouverneur portugais est venu offrir des offrandes à la Pachamama pour guérir sa famille. Et quand ca a marché, il a nommé sa province près de Rio de Janeiro, Copacabana. On connait la suite, surfing and shopping. Que de bons souvenris. Notre hostelling international sur l'Ile du soleil est très haut. On monte lentement avec nos sacs et l'altitude nous essoufle. La siñora Marcela nous accueille avec son fils dans une chambre super luxe avec des lits confortables et douches froides mais privées. L'accueil est plus chaleureux que l'eau comme dirait le petit futé. On repart en balade à travers les terrasses de plantations ancestrales (où on cultive la quinoa et la patate). Explications de la croix andine et de l'histoire des indiens Tiwanaku au milieu du temple du soleil. Sunset sur le lac et la cordillère. Truite au menu comme ce midi et comme demain, et après demain. C'est bon mais 5 fois de suite...
15 février 2009 -- J77
On se lève difficilement pour partir à la conquète d'u marché. Normal c'est dimanche, et c'est aussi la meilleure manière de découvrir une ville. On traverse les rues glauques du quartier Illimani et on tombe sur un marché, cool. Mais il ne fait pas partie de la liste des marchés répertoriés par le routard. Renseignements pris, c'est un marché de carnaval. Ah bon... C'est pour ca qu'on trouve que des jouets et des barbes à papa... Et un chapeau de cowboy encombrant! Mais puisqu'il pleut, on aurait pu s'en servir. Non on préfère rentrer , et en taxi tiens. La ville est en pente et on n'a fait que descendre depuis ce matin. Et la blonde n'est tjs pas rétablie. Chacun son tour de retourner au lit un dimanche. Moi je potasse à fond le guide du Pérou. Non en fait je m'endors dessus illico. 14h on ouvre un oeil, il pleut encore. 15h on tente encore un lever du fin fond de nos 2 couvertures et 2 sacs de couchage, il grèle. 16h l'orage éclate. 16h30, un petit rayon de soleil tente de percer. On l'encourage en se levant aussi. On reprend un taxi (ouais journée luxe, quoiqu'à 70cts le taxi, on devrait se l'accorder plus souvent ce luxe) pour aller admirer la vue panoramique de La Paz. 360 deg quand même. Des milliers de maisons à perte de vue sur les collines avoisinantes. Mais la pluie nous rattrape alors on finira l'après-midi dans un cyber-café. Dernière balade dans les rues du centro avant d'aller dire bonsoir à la garde rapprochée d'Evo. Un de ces gamins en uniforme offre une rose à AL. Ca y est, elle est guérie.
14 février 2009 -- J76
Dès le réveil je pense à ma ptite Ben qui se marie aujourd'hui. Trop chouette! Mais bon ça aurait été en novembre... Ce matin, pti déj buffet à l'hotel 3 étoiles d'en face: nos nouveaux meilleurs amis. Puis minibus vers Tiwanaku et ses ruines de la civilisation pré-inca du même nom. Mais entre la mauvaise conduite de Juan et l'altitude (et le petit déj à volonté?) ma blonde ne tient pas le choc. Elle dort pour oublier. La visite des ruines dure 3h, Miguel connait pleins de choses sur ces civilisations disparues. Le temple construit selon les constellations, les chiffres mythiques, la porte du Soleil, la Pyramide sacrée et point d'orgue de la visite: la même statue que dans Tintin et le temple du soleil, malheureusement jalousement surveillée par Rabbit 2 qui nous interdit de prendre des photos. Et dire qu'il y a encore quelques années, elle était plantée devant le stade de foot où elle a été dégradée par des supporters mécontents et quelques tirs de baïonette. On dort dans le bus au lieu de festoyer avec les autres touristes. On s'accroche pour suivre les explications toujours nombreuses de notre guide au musée de la Céramique et les nombreux "par exemple" ajoutés à tort et à travers. Retour sous le ciel nuageux qui couvre la cordillère Royale autour de nous. Les plaines immenses de l'altiplano oú nous nous trouvons changent de couleur. On se fait déposer à l'autre bout de la ville. La traversée est tjs aussi encombrée mais faut bien que je rentre soigner ma blonde. Carnaval, pétards et bombes à eau. Dernière sortie courageuse pour aller grignoter, admirer 2-3 sacs et attendre en vain Evo qui sortirait bientôt de son palais....
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