Nouvelle excursion comprise dans notre package montagne du grand nord. Pour la lagune de LLanchaco (nom très approximatif). Pour aujourd'hui, je ferais une description brève: la pluie, le bus et le froid ne m'inspirent pas. Visite d'un village typique des montagnes, puis d'un cimetière. Yungay a été totalement détruite en 1970 par un tremblement de terre suivi d'une avalanche. 12000 morts pour le Pérou. Il ne reste que des croix et des photos d'une splendeur passée. Puis la lagune avec la légende des deux amants en fuite, transformés en 2 montagnes et deux lagunes. L'eau turquoise, la neige tout autour... c'est beau mais on refuse quand même le petit tour en bateau. On s'achète du pain, du fromage local et on mange en silence dans ce beau paysage tranquille où AL a failli oublier notre cagnotte. Puis Caraz, la grosse ville du coin, qu'on visite en 10 min chrono: 3 boulangeries pour la blonde, la place des armes pour moi. Détour obligatoire dans une fabrique de manjar (abusé!!) Puis on rentre vite. On reprend le bus ce soir. Direction le soleil c'est promis. Je suis crevée mais impossible de fermer l'oeil. Je ne sais pas pourquoi.
15 mars 2009 -- J 105
Réveil en musique à 6h. Déjà Huaraz! Oups retour à la montagne. Problème d'altitude pour les uns, super froid pour les autres. On se fait amener à l'hotel par grande gueule n°1, le roi des package. Tout ce que tu veux AL tant qu'on part à la plage le plus vite possible et que grande gueule ne prend pas le tit déj avec nous. Il repart finalement, on se rendort 1h30 avant que le minibus revienne nous chercher. Le temps est long dans ce bus. On est mal installées. On a le temps d'écouter 5 CD de flutes de pan et de faire connaissance avec Emmanuel, un compatriote qui revient de 15 mois de forêt. Jolie lagune avec nuages et maté de coca, histoire de faire une pause. Vers 15h seulement, le chauffeur s'arrête enfin. Almuerzo: trucha, papas, arroz. Dur. Puis enfin les ruines de Huantar, pré-incas. Un peu comme les Tiwanaku. Ils ont bati un temple plus ou moins en forme de pyramide. On peut visiter l'intérieur. C'est chouette car bien conservé et sculptures encore présentes. Mais bon 12h de bus pour ça... C'est pas comme si on en avait pas vu des ruines. Pluie, trous dans la route, monologue de monsieur grande gueule n°2 pour le retour... et flûte de pan!! Emmanuel qui connait déjà la ville de Huaraz, nous accompagne chez Patrick, le crépier français. Mais c'est fermé. Y'a vraiment qu'un frenchy pour prendre un jour de congé. Un dimanche!! Incroyable quand même! On se contente d'une pizza tardive (22h) avant un repos mérité.
14 mars 2009 -- J 104
Encore toutes ensommeillées, on descend l'escalier chez Lili. Elle se met à pousser des grands cris, elle ne pensait pas qu'on serait là. Cris de joie bien sûr. Elle nous prend dans ses bras et nous invite direct à un resto de pêcheurs dans le barrio dont j'ai oublié le nom. Déjà tellement de soleil, on s'est levées tard. Bonne musique, bon ceviche. on l'abandonne ensuite pour marcher, profiter de cette belle journée. On découvre vite le bord de mer, les liméniens en WE, les bateaux, les falaises, et au fond Miraflorès sous la brume bien sûr. On longe la côte quand c'est possible. A pleins d'endroits, les rues sont fermées par des grilles, des ghettos de riches, avec la belle vue. On arrive à l'heure du marché des différences sur la place principale de Barranco. Bien obligées de le traverser pour aller admirer la bibliothèque en bois! Puis pont des soupirs de jour cette fois. Plus de monde, moins romantique. Et vue sur la mer. Mais oui Cameron Diaz, un jour tu seras amoureuse d'un péruvien et tu reviendras par ici. En attendant, pour moi c'est rdv internet. Mais il fait déjà nuit quand on sort. Douche rapide et préparation pour une nouvelle nuit dans le bus. Cruz del Sur aujourd'hui. Mais à part des couvertures doublées en polaire même pour les semi-camas, pas trop de différence. Ah si, la ceinture de sécurité obligatoire et l'hotesse aui vérifie. Et le siège cassé de la blonde. Elle ira dormir plus loin. Enfin dormir, la route tourne beaucoup, le bus va vite et y'a pleins de trous. Moyen...
13 mars 2009 -- J 103
Alicia nous appelle pour nous donner rdv cet aprèm. Cool! Par contre, il faut acheter nos billets de bus avant. Et là, c'est toute une histoire. Finalement on se déplace dans chaque compagnie, et ca nous prend la matinée. Bon c'est vrai qu'on s'est pas levées très tôt. Quand même le temps pour quelques sushis délicieux et un mini-tour de Miraflores décidement le quartier le plus embrumé de la capitale. On finit le gateau d'anniversaire avec Marcelo et Bruno, les enfants d'Alicia, avec qui je fais enfin connaissance. Avec leurs grands yeux sombres, ils sont charmants. et c'est bien sympa de pouvoir parler espagnol avec eux. Ils sont ravis de nous montrer leur bel appart et le nouveau jeu de skate-board sur la PS. Et surtout de nous faire découvrir le parc magique de las aguas. On y va tous ensemble avec Blanca et Adolpho tambien. Le parc à la tombée de la nuit est très familial. il y a pleins de fontaines, de jets d'eau, de couleurs et de musique. Bruno connait bien. Il nous guide tout fier en gardant toujours un oeil sur son petit frère. Retour à la casa pour coucher les enfants. On ressort ensuite dans un resto trop "in" du coin. On y retrouve des amis d'Alicia. Fin de soirée dans une boite branchée avec une championne de boxe péruvienne. Class!
12 mars 2009 -- J 102
La blonde fête ses 27 ans à Lima. Encore du bon gateau au tit déj mais les deux sages qui squattent la maison ne nous accompagnent pas. Dommage il en reste tellement! Des kilos pour toute la semaine! Aujourd'hui carte blanche pour la rubia. Donc vers midi, on prend un bus vers le fameux Larcomar, un centre commercial les pieds dans l'eau. Prometteur. Si le food court répond à nos attentes, les magasins un peu moins. Ils sont vides, chers et pas si nombreux. Dommage. On dépensera nos sous au marché de l'indien un peu plus loin. Toujours dans ce quartier de Miraflores. On s'y fait une amie, la bijoutière qui veut qu'on revienne pour nous prendre en photo le lendemain. Ou nous revendre des bijoux en argent? Au cybercafé, AL change 5 fois d'ordi comme à son habitude. Et on rentre en taxi qu'on ose négocier puisqu'on est rassurées par le prix de l'essence exprimée en gallons et non en litres!
11 mars 2009 -- J 101
Ici c'est la belle vie, alors on décide de ne pas mettre de réveil. On ne décolle que vers 11h vers le centro. Ce matin, Tony nous a expliqué comment prendre le Rapido mais finalement 1 de ces contrôleurs qui comptent les bus nous fait rentrer dans un collectivo. On s'arrête avant qu'on nous fasse signe, quand on est inspirées. On tombe sur un petit marché comme à Paramaribo, baskets et sacs diesel. On y traine avant de faire le tour du Parc de Neptune. Mais il ne nous plait pas celui qui veut connaitre la marque de notre crème solaire. Tu mattes quoi? Notre appareil photo?? On se casse, de toutes façon le centre est grand, on a de la route. On marche, on fait le plein de maisons coloniales, d'églises. Pisarro, le fondateur espagnol de Lima, l'a choisi parce qu'il n'y fait jamais beau, et jamais mauvais. C'est méchant mais nous on s'y trouve bien. On flâne devant les magasins, les restos, les pauses photos. Jusqu'à la brillante idée de la blonde: un bus de touristes pour un city-tour + mirador. Je suis à contre-coeur. Mais ça valait le coup, elle regrette sa décision au bout de 5 min tellement la guide est désagréable et endormante. Elle me fera donc des excuses pendant l'heure suivante où on ne découvre pas grand chose de plus, on n'apprend rien, et on est sommées de fermer les fenêtres après le Rimac (le fleuve) pour ne pas se faire voler l'appareil photo. Faut arrêter de psychoter. Le mirador est surtout fait pour contempler la misère des gens. Heureusement le coucher de soleil sur le port nous fait passer l'idée qu'on est des voyeuses. Retour sur la plaza des armes. On speede pour voir les derniers bâtiments qu'on voulait voir la nuit. On se bat presque pour pouvoir prendre un bus quand tout le monde voudrait qu'on prenne un taxi. Et là encore si on utilise le téléphone, faut fermer la fenêtre. Surtout si on est blonde avec des perles aux oreilles. Chez Lili, on se prépare pour la surprise pendant qu'Anne-Laure dort. On trouve des fleurs roses et un gateau plein de chocolat. C'est son anniversaire demain à ma collègue de voyage. Et faut mettre le paquet pour que les larmes du presque retour ne coulent pas. Après cette pause musique et saveurs, on rejoint Alicia la soeur de Diana, dans son superbe appart design. Ensemble on découvre Barranco by night: le pont des soupirs, la vue sur la plage, les coins romantiques. Whaouh!! Puis concert d'Ernesto, le batteur du mariage de Greg et Nando le fils de Lili dans un bar branché. Ils jouent super bien, le pisco sour est double et j'ai droit à une spéciale dédicace au micro. Vraiment sympa cette soirée. On s'endort dans nos lits confortables sans problème.
10 mars -- J 100!
Lever prévu tranquille. Malheureusement entre les enfants qui hurlent, les travaux, la vendeuse de pejerrey à la criette et les camions qui déboulent en klaxonnant, on profite moyen. Tit déj sur le port avant de faire le check-out tiens. Puis bouclage des valises quand même. Sieste, mangue, internet, plage, soleil, ceviche.... un peu de tout ce qu'on aime quoi... pour faire passer le temps. A 16h déjà, le méga bus Ormeño vient nous chercher. Petit salon privé devant nos places préférées. Mais comme on est 10 dans le bus, on peut prendre nos aises quand même. 2 films nuls et on arrive déjà à Lima, c'est immense. On débarque avec tous nos sacs fatigués en pleine séance de méditation de Lili. Elle, c'est la prof de théâtre, la grand amie de Diana. Elle nous reçoit dans sa grande et belle maison de la capitale où elle habite avec ses deux fils. Les lits sont confortables, la douche excellente et les alfarorès sont déposés sur nos oreillers pour nous souhaiter la bienvenue. Ouf, on se pose quasiment "chez nous" après 3 mois et demi de bourlingage. Avec son énergie et son sourire du sud, Lili trouve même le moyen de nous présenter la costa verde by night et nous faire gouter à la chicha (boisson de maïs violet locale, à priori non alcoolisée) On s'endort sur nos guides. Plus que 15jrs de voyage et tant de choses à voir. Sur quoi faire l'impasse? Quel rythme maintenir? Sommes nous prêtes à réaffronter la métropole?
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