23 décembre -- J23
On se réveille dans le bus, changement de décor, l’herbe est sèche, il y a de grandes plaines : on arrive en Patagonie Atlantique. C’est beau, on regarde par la fenêtre... on se rendort. 14h ouf un arrêt, non toujours pas le nôtre. On regarde par la fenêtre, on se rendort... 16h idem, on lit les guides de voyage. 19h15 Arrivée !! Voilà une belle journée qui commence. Vite on réserve l’hotel, les excursions, la voiture... bref il est 23h30 quand on a enfin le temps de manger (dans le bus, on a eu droit qu’à des chips) Heureusement que la Boca Junior a gagné le tournoi, il reste pleins de supporters en liesse dans les rues, et donc un fast-food ouvert.
22 décembre -- J22
Youpi, c’est mon anniversaire. J’ai droit à cadeau et des bisous d’Anne Laure. Les gars de l’hostel me promettent un méga pti déj, un déjeuner hors du commun et une bière pour mon départ mais c’est que de la gueule. D’abord ils me donnent 10 ans de moins ( mais oui je serais contente dans 10 ans). Bon c’est pas tout ça, on doit partir au Tigre. Le géant (qui n’a pas perdu Petit Frère mais qui a la même tête) nous conseille la fête foraine. Mais elle est fermée alors on se contente d’une agréable balade en barque (le soleil est revenu) dans la Venise locale. Ici tout se fait en bateau : le courrier, le ramassage scolaire, le ravitaillement en gaz, essence, eau potable et pommes de terre. Notre balade à pied pour explorer les recoins de terre de ce delta est vite achevée ; les chemins de forêt sont impratiquables (surtout en tongs). De toute façon, c’est déjà l’heure de reprendre le RER (que les gens attendent en files bien ordonnées) pour Buenos Aires, microcentro. Là resto du 22/12 (pas de bons pains au choc dans la ville) alors je me rattrappe sur un énorme steack de boeuf et un flan au dulce. Ca y est on peut monter dans le bus après avoir récupéré nos tonnes de bagages. Sauf qu’íl est en retard le bus, la station est bondée. Les 25 allers et retours d’AL nous permettent de repérer enfin le Don Otto vers Puerto Madryn, prochaine étape. Départ à 22h, diner à 00h, on est assises à côté car on a pu changer de place avec deux jeunes ravis de s’être trouvés et on s’assoupit dans le froid de la clim.
21 décembre -- J21
Dimanche, lever pas trop tôt mais toujours avant les 3 ronfleurs aux grands pieds qui squattent la partie basse de notre dortoir. Le temps est maussade de toute façon. On part quand même explorer le marché d'antiquaires et d'artisanat avec nos Kway Quechua. On s'arrête en chemin dans un kiosque pour prendre des nouvelles de nos deux joueurs blessés: 1 a convulsé mais ils vont mieux. Après-midi sieste, internet, photos, fraises, mangues, téléphone et préparation du voyage du lendemain. Emmanuel s'en va, les françaises nous déconseillent le mercado matadores quasi-vide à cause du temps, Philippe rate son bus, nos colocs dorment toujours, les beaux gosses de la réception écoutent de la musique à fond, on fait un saut pour prendre nos places de bus, il n'en reste que 3! Ouf, just on time!!Les argentins voyagent beaucoup à Noël. Un hamburguer et au lit.
20 décembre -- J20
Pti déj où on traîne avec les françaises souriantes qui nous donnent leurs bons plans pour le nord du pays. Renseignements pris, on fonce en métro vers Recoletta, un autre barrio (quartier) de BA. 1ère étape le cimetière. C'est un genre de Père-Lachaise, un peu moins verdoyant. Mais on y a trouvé (puisqu'on l'a bien cherché) la tombe d'Evita Duarte da Peron, encore tellement une star dans le coeur des argentins, autant que le Che et que Maradonna! Puis mercado des artisans (encore et toujours) qui occupe la majeure partie de la plaza Francia. Il faut préciser que les argentins adorent les français ( c'est assez rare pour le préciser) et nous sommes accueillies à bras ouverts à chaque fois qu'on répond à la sempiternelle question" De donde son?" Ensuite, on rentre tout aussi rapidement. Ouf justes à l'heure pour THE rdv. On grimpe dans le bus direction El stadio de Futbol. Bon d'accord c'est moins grand que le stade de France ou Maracana et en plus la moitié des places sont libres pour laisser une distance suffisante entre les supporters... mais l'ambiance est là!! Le soleil tape dur (bouteilles interdites) mais tout le monde est déjà debout à crier des encouragements à la Boca Junior (on est de leur côté) ou des insultes pour l'équipe de San Lorenzo. Un nombre impressionnant d'hymnes y passent, les gens sautent, lancent leur bras en l'air, je suis à fond... c'est beau à voir, mais ça dure. On est arrivés à 16h00, le match ne commencera pas avant 18h30. Et l'ambiance ne faiblira pas avant 20h30. Un seul incident: deux joueurs se fracassent la tête l'un contre l'autre. C'est pas de la simulation ( à la portugaise), ils sont rapidement évacués. Mais pas d'autres violences, pas de poulet mort comme on m'avait promis. Avant de remonter dans le bus (repérable au bavarois à bretelles qui nous accompagnait), un argentin me lance une grande bouteille d'eau fraiche depuis son balcon. Je suis sauvée. Que cette eau soit potable ou pas, je ne mourrais pas déshydratée. A peine le temps d'une douche, Philippe, AL et moi, on repart profiter du samedi soir. On choisit El besos, une boite pour danseurs de tango amateurs. Finalement, on est quand même complètement largués, alors on ne fait qu'admirer les gambettes dans les bas résille qui se soulèvent langoureusement, et le matador à fond dans son rôle de mâle dominateur!!
19 décembre -- J19
Journée voyage. Retour vers Colonia où on pensait ne pas faire long feu mais le meilleur chemin pour rentrer à Buenos Aires est de prendre le bateau, et on a encore 4h avant qu'il ne parte. Comme on déteste l'idée de perdre une journée complète, on se met en 4 pour touver un salon de beauté qui nous remettrait au top pour reprendre la route. Toute la station de bus s'y met: l'adorable dame qui garde nos sacs en préparant un calendrier pour sa mère, sa collègue cachée au fond du couloir, la jeune du locutorio et même une cliente. Et on obtient des bons résultats ;)) ( tu vois Edwige que j'écoute tes conseils de tps en tps). On embarque donc 4h plus tard sur le Colonia express avec une assurance nouvelle et une bonne humeur exceptionnelle. Rentrée à pied jusqu'à l'hostel Clan avec deux nouveaux amis backpakers: Emmanuel le mexicain tranquille et Fabien le français qui bosse dans l'administration de Valparaiso (Chili). Le chemin est long, les sacs sont lourds mais c'est bien sympa. Et Philippe nous attend à l'arrivée comme promis. On part tous ensemble se restaurer dans un boui-boui bien cool, le serveur nous rajoute du pain et du beurre pour qu'on parte pas mais on part quand même, on va se balader sur les champs-Elysés de BA, Corrientès l'avenue des théâtres. On croise le sosie d'Evita et ces lumières sont très agréables. On rentre tard, on dort longtemps.
18 décembre -- J18
Surprise au réveil, Nancy et son mari nous ont fait du pain, du vrai, du bon avec tout ce qu'il faut pour aller avec. Quel régal. On est au taquet pour retourner profiter de l'air enivrant de ce paisible village. Les lions de mer sont au RDV mais pas Stéphane le français photographe qui vit à Cabo Polonio depuis 4 ans et en Amérique du Sud depuis 11 ans. Il est parti manger avec ses potes, lassé de nous attendre prendre 1000 photos pour ne rien oublier. Plongeon dans l'Ocean Atlantique à la température idéale, avant de repartir. Et oui Anne-Laure, 24h c'est court et il nous reste tellement à voir. On arrive au 2ème coup à choper un 4x4 puis magie! On trouve un bus direct et pas trop long pour nous ramener à Montévideo où nous ferons escale. On y retrouve notre auberge de jeunesse avec la Flèche qui se loupe grave pour laver notre linge. Pour une fois qu'on était décidées à faire une machine. Parce que le génie sans frotter à la descente du bus après minuit, ca va un temps mais nos jeans-culottes ont besoin d'un vrai coup de frais!! Tant pis on verra plus tard. Tant qu'on se fait d'autres amis que des mouches, c'est qu'on peut continuer...
17 décembre -- J17
Bonne fête à toutes les Gaëlle! Grasse mat jusqu'à 7h30! Le bus qu'on reprend aujourd'hui est tard... Enfin, leS bus. Pour se rendre à Cabo Polonio c'est assez galère. Tout le monde nous a prévenu! Mais on y tient, on patiente sagement à chaque correspondance, et on arrive finalement sur la place du village en 4x4 vers 15h00. Après avoir acheté les meilleurs empañadas de toute l'Amerique du Sud (ce sont les feuilletés à la viande ou au poulet qu'on trouve partout et qui nous servent de repas un jour sur deux, merci WW), on repart en 4x4 jusqu'à notre pousada. Elle coûte 18x moins chère que les autres et on comprend pourquoi. C'est méga isolé, mais direct sur la plage... classe. Par contre le chauffeur nous oublie une fois de plus et on doit faire demi-tour à pied! Oui dans les dunes avec les bagages, le soleil, les melons et la pizza qui doit rester horizontale. Galère. AL pique une gueulante en arrivant, du coup on est traitées comme des reines. De toute façon, Nancy est adorable avec tout le monde, ses enfants sont bouclés et souriants, son mari bizarre et chaleureux, ses ouvriers éclatent de rire toutes les 15 sec. On est bien! Vite remises, on part s'aventurer dans les dunes (sans les bagages). On est seules avec El Papa et Anne-Lise la psy parisienne. C'est trop beau. On termine l'aprèm dans le village entre les petites baraques en bois, les hippies, les échoppes des artisans, le phare et les lions de mer qui se reposent sur les galets. On est vraiment bien... On rentre manger avec nos nouveaux colocs qui se font des tresses en écoutant Amadou et Mariam. et on ressort au bar de Joselito. Les cloisons ne sont en fait que des arbres, la caïpiroska est excellente, le temps semble s'être arrêté.
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