Arrivée à la Paz dans la petite hospedaje de Mamie et Kayser son chien aux yeux bleus... On se rendort tout de suite car la nuit a été éprouvante. Après une bonne douche (à l'eau chaude) et un bon repas à l'hotel 3 étoiles d'en face, on s'attaque à la deuxième capitale, le royaume d'Evo Morales. Les rues sont tjs encombrées, les pots d'échappement et les klaxons tjs durs à vivre même pour une parisienne. Mais on trouve de tout ici. Et tout le monde est dehors. C'est incroyable le nombre de gens ici. On circule à peine sur les trottoirs et pas question de poser un pied sur la rue sous peine d'écrasement instantané. On peut acheter des bas de contention, des bouilloires électriques et en même temps se faire cirer les chaussures. On trouvera sûrement not' bonheur nous aussi. Et oui. Angelica va passer 2h à nous vendre ses excursions pour la semaine à venir. Al avait carte blanche pour la Bolivie à condition qu'on y passe pas deux mois. Mission remplie. On sillonera l'ouest du pays avec seulement nos petits sacs à dos et retour quasi tous les jours chez Mamie qui garde un oeil sur nos valises et nos passeports! Et l'Est, bah on fait une croix dessus. Trop cher, trop de forêts, trop difficile d'accès surtout en saison des pluies. L'esprit tranquille on sillonne les rues commerçantes du centre-ville, en évitant de rentrer trop tard, bien qu'on soit vendredi...
12 février 2009 -- J74
Reprise en main du blog par la brune de service. A Sucre? 3jrs de plus? C'est plus grand que le village de Cacao mais faut pas exagérer là! Déjà on doit faire ce qu'on a pas fait la veille. acheter les billets de bus au gars avec sa montre géante, aller à la Poste (super chère mais pourquoi?) prendre les photos de la tour Eiffel... Déjeuner dans un endroit pas bon avec service nul, on découvre que nos potes frenchy sont aussi raleurs que nous, ouf ! Dernière sieste car on a droit de garder la chambre plus tard aujourd'hui et expédition vers la station. D'abord trouver un taxi qui ne nous arnaque pas, ne nous écrase pas et qui accepte nos valises. Facile! puis visite de la station où ils vendent des couvertures de lama, descendent les bagages à la corde et font de la pub pour des hotels plus sûrs (oui on le sait que c'est peligrosso ici, arrêtez de nous en parler). On a eu beau choisir un super bus (plus confortables que nos derniers lits d'hôtel), y'en a tjs un plus beau dans lequel rentrent tous les étrangers. Nous on voyagera encore dans le froid et dans les odeurs incommodantes surtout sur des petites routes de montagne remplies de chauffeurs dangereux. Qui a dit qu'on zappait notre côté aventurier? On a même pas droit à la fin du film, les Tv nous lachent une à une. Et la pause pipi... ah y'en a tjs à raconter sur ces précieux instants.... mais ca c'est le ròle de la blonde!
11 février 2009 -- J73
Réveil prévu à 7h30 pour aller à la poste et la station de bus. Et puis finalement non, on fera ca plus tard. Une journée de plus à Sucre ne nous fera pas de mal. Le repos c'est sacré! Du coup, réveil en douceur ce matin. On rêve de marquise au chocolat ou de chocapic. Pour faire plaisir à sa brune, la blonde en chemise de nuit et chaussettes lama n'hésite pas à sortir au coin de la rue pour acheter les céréales chocolatées tant désirées, ainsi que du bon pain et des oeufs frais (pour le breakfast à l'américaine). Rien de tel pour attaquer la journée! Ah zut, il manque les pringles. Allez on ressort et cette fois-ci on raméne aussi le lait caillé à la ptite commerçante de 70 printemps. On reste au lit jusqu'à 14h30 et on bouquine le guide, on se raconte nos souvenirs et on parle de choses plus sérieuses: c'est décidé, o va redéfinir notre circuit en Bolivie: +simple, +court, + touristique, + économique. C'est bon, c'est vendu!
15h30, ouf la poste est ouverte pour nos colis. Petit tour dans le parc de la ville, mais dommage nous n'avons pas l'appareil photo pour immortaliser la tour Eiffel bolivienne (3mts de haut qd même!) On se pose ensuite dans notre resto-bon préféré pour potasser sérieusement notre parcours d'avenir. O est toutes les deux d'accord, c'est cool, on peut manger! L'heure file à nouveau et il est trop tard pour acheter nos billets de bus pour demain. Et si on restait 3jrs de plus à Sucre?
10 février 2009 -- J72
Mardi. On se réveille un peu de mauvais pied. Quelques troubles digestifs font à nouveau leur apparition... Enfin, rien de bien grave, on part motivées vers le café Berlin. Manque de bol, pas d'appfel Strudel aujourd'hui. Pseudo pti déj dans le ventre, o peut affronter la colline qui ous mène au mirador de la ville = jolie vue! On jette en même temps un oeil à quelques souvenirs locaux (tissus, sacs...). Trop tôt pour se rendre au musée des arts indigènes, on flàne encore un peu et on fait notre pause d´j. On se renseigne également pour aller à Samaïpata, mais ça à l'air si perdu qu'aucune agence ne peut nous vendre des billets de bus. 1 ou 2 appels en métropole et ca y est c'est l'heure idéale pour faire un saut au musée (et se donner bonne conscience). En 1h la visite est terminée = tissus, instruments de musique, crânes retrouvés....mmmm c'était très intéressant. Allez on va faire quelques achats, ca sera plus concret. Du coup, l'heure est déjà tardive, on ne s'est toujours pas rendues à la estacion pour nos billets de Omnibus, demain est un autre jour... La soirée se termine par un diner italien (ou presque: pizzas), un passage au cybercafé où noitre pote Angelo est tjs aussi aimable. "Les carottes, tu connais?" Il est déjà minuit et il faut encore lire notre guide., faire nos colis pour la Poste, refaire la valise (avec notre linge propre que Gisela a failli oublier à la laverie). Pour se faire pardonner, une paire de chaussettes qui ne nous appartient pas... C'est bon tous les strings sont là? Berf on n'est pas couchées!
09 février 2009 -- J71
Lundi, c'est le réveil! Ce matin, il faut préparer ses valises et se rendre à l'agence à 9h pour visiter les mines! Y aura-t-il beaucoup de mineurs ce matin? Après tout, c'était WE de fête et de beuverie.... Le site du cerro Rico que nous allons visiter est très proche. On s'y rend avec notre super groupe hispanophone (que des gars c'est plus sympa). Attention! Pas d'espagnol dans le lot, juste des basques. On se vêtit à l'Indiana Jones, avec notre lampe frontales et les bottes trop grandes. Petite parada pour acheter des feuilles de coca, de l'alcool à 96deg (dégustation obligatoire), des cigarettes à la canelle, et de la dynamite... que nous allons offrir aux mineurs évidemment. Notre guide José est plutôt sympa. Il me baptise ANITA ou la muñeca Barbie. Pourtant une blonde avec un casque n'est plus une blonde, non?? Débute ensuite la visite: obscurité, passages étroits, humidité, poussière. Quelqu'un est claustro ici? On a loccasion de poser quelques questions aux mineurs que l'on rencontre, mais ils ne sont pas très bavards (manque d'acides aminés?) On poursuit la visite qui va durer 3h: + long qu'un épisode de fort Boyard! Car en effet, il va falloir monter puis descendre 15mts d'échelle pourrie pour accéder aux différents étages de la mine. Dans celle-ci, on y trouve surtout de l'argent, du plomb et du zinc. Barbie ne se sent pas trè bien après les 20mts de couloir à souris. Elle faint même le malaise quand José annonce calmement le taux de mortalité annuel dans les mines: environ 45 décès par an à Potosi. En plus, vient se rajouter une chute de pierres "on peut bientòt sortir SVP?" Dernier détour par El Tio, l'amant de notre chère Pachamama, à qui on peut tout confier (en échange d'une petite offrande). Plutôt bien bati ce pti diable...
Enfin ca y est, retour à la lumière du jour. Malheureusement il pleut. On assiste tout de même à un pti coup de dynamite avant de repartir. Avec tant d'exercice physique, il faut bien vite se restaurer = entrée +soupe+ plat+dessert à 30 bolivianos, soit 3E. Ca va nous tenir au ventre jusqu'à la fin de la journée. Rapide tour au cyber café (car on est des accros, Internet, c'est tabou, on en viendra tous à bout!), avant que Gilberto passe nous prendre à l'hotel avec 15 min d'avance. Et oui, aujourd'hui pas de bus mais un super taxi pour se rendre à Sucre, la capitale Bolivienne. Pour le même prix, on préférait éviter la famille lama. Cependant, on ne nous avait pas précisé qu'avant de décoller, il fallait remplir la voiture. On trouve finalement une mamie lama, Augustina, qui va faire la route avec notre chauffeur. Durant les 3h de trajet, Gilberto est parti environ 2h30 à la pêche aux mickey et à son analyse. Bon appétit! Mais bon notre Schumacher nous amène à destination (ou presque) saines et sauves. En effet, nous ne connaissons pas l'adresse exacte de l'hotel conseillé par nos amis Mathilde et Cariño et il y quelques manifestants bloquant la plaza principale. Du coup, Gliberto le pressé nous largue avec nos bagages. Par chance, dans la boutique de chocolats, mamie Maria Thérèsa connait bien notre hotel. Elle se propose de nous montrer le chemin (en échange faut lui porter ses cartons)= ca nous suffisait pas nos bagages? En route elle salue la femme du cousin de sa voisine pendant qu'on se questionne toujours sur l'existence réelle de ce fameux hotel. Fnalement on y arrive enfin. Y'a de la place ouf! Par contre pas aussi classe que ce qu'on nous avait annoncé. Il y a de l'eau 24/24, malheureusement pas de chauffe-eau. Tant pis, pn fera sans. Pour 60bol la nuit, on peut pas tout avoir. On s'installe, on fait un tour rapide de la ville (c'est dangereux les grandes villes, non?) et c'est déjà l'heure du dodo... J'oubliais, petit passage sur Internet dans la rue perpendiculaire.
08 février 2009 -- J70
Attention, les prochains jours ont été rédigés par ma compagne de voyage pour cause de maladie.
Dimanche: c'est jour de repos, donc grasse mat. Par contre pas la grande forme ce matin, la soupe de la veille a du mal à passer... 12h de sommeil ne nous suffisent pas, on prend le ptit déj, o fait un tour dans les rues oú les gens festoient encore, oú les sales gosses bombardent les mamies avec les bombes à eau, une visite express au museo de la monega et on se recouche illico. Aprè tout c'est dimanche, on le redira jamais assez. On repart en début d'AM, peu motivées par la pluie, pour réserver notre visite aux mines le lendemain. Ouf on trouve encore une agence ouverte! Ce soir, il va falloir prendre de l'atarax pour ne pas cauchemarder sur le scénario de Germinal.... Un repas diet pour la blonde ou presque (soupe+crèpes) puis direction le cybercafé oú la brune se sent tout de suite mieux. Et opui c'est miraculeux de pouvoir skyper avec papa, maman, et..... Finalement la nuit tombe... Vite vite il faut se douche avant 21h. Après cela, plus d'eau! Chose faite, on retourne dans les bras de morphée, ca faisait longtemps.
07 fevrier 2009 -- J 69
Journee bus. Direction Potosi. En surveillant les soutes à bagages avant le départ de notre bus bolivien (pour prévenir un éventuel changement de destination de nos valises adorées), on retrouve le couple de francais de Buenos Aires qui nous avait accueilli le premier jour. C'est marrant tous ces gens qu'on croise et qu'on recroise. Sur la route, la Bolivie à chaque virage: villages fantòmes avec barrières construites de bric et de broc, pub pour le bien-aimé président Evo Morales et sa nouvelle constitution, cactus, lamas avec boucles d'oreille en pompoms, travailleuses dans les champs de quinoa avec sac à dos en tissu fluo, ouvriers pour refaire la route (ou plutôt faire la route, vu l'etat), murs en pierres, biquette... Mais dans le bus aussi on reconnait la marque bolivienne: clim absente, fenêtres et sièges cassés, terre et odeur de terre, cendres qui tombent d'on se sait oú, bébés qui pleurent des heures, papy qui crachent et pas de pause pipi. A part un arrêt mythique au bout de 6h de trajet oú Al coure dans les champs de cochons car no pipiroom et moi qui me la joue luxe avec mon nescafé et mon Nestlé secrètement rangé dans mon sac. Carnaval à Potosi, on reçoit quelques bombes à eau malgré l'air sévère et intimidant qu'on arbore. On profite de la rue pietonne, on admire le "boulevard", les maisons coloniales, on respire les pots d'echappement, on manque de se faire écraser 1000 fois, on en peut déjà plus des klaxons en permanence. Une soupe locale, un cybercafé et on s'endort dans notre pseudo-chateau glacé avec 2 sacs de couchage, 3 couvertures, 1 bonnet et des chaussettes en lama. La blonde, si tu sors comme ca, l'homme de ta vie ne va pas te reconnaitre.
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