09 février 2009 -- J71

Lundi, c'est le réveil! Ce matin, il faut préparer ses valises et se rendre à l'agence à 9h pour visiter les mines! Y aura-t-il beaucoup de mineurs ce matin? Après tout, c'était WE de fête et de beuverie.... Le site du cerro Rico que nous allons visiter est très proche. On s'y rend avec notre super groupe hispanophone (que des gars c'est plus sympa). Attention! Pas d'espagnol dans le lot, juste des basques. On se vêtit à l'Indiana Jones, avec notre lampe frontales et les bottes trop grandes. Petite parada pour acheter des feuilles de coca, de l'alcool à 96deg (dégustation obligatoire), des cigarettes à la canelle, et de la dynamite... que nous allons offrir aux mineurs évidemment. Notre guide José est plutôt sympa. Il me baptise ANITA ou la muñeca Barbie. Pourtant une blonde avec un casque n'est plus une blonde, non?? Débute ensuite la visite: obscurité, passages étroits, humidité, poussière. Quelqu'un est claustro ici? On a loccasion de poser quelques questions aux mineurs que l'on rencontre, mais ils ne sont pas très bavards (manque d'acides aminés?) On poursuit la visite qui va durer 3h: + long qu'un épisode de fort Boyard! Car en effet, il va falloir monter puis descendre 15mts d'échelle pourrie pour accéder aux différents étages de la mine. Dans celle-ci, on y trouve surtout de l'argent, du plomb et du zinc. Barbie ne se sent pas trè bien après les 20mts de couloir à souris. Elle faint même le malaise quand José annonce calmement le taux de mortalité annuel dans les mines: environ 45 décès par an à Potosi. En plus, vient se rajouter une chute de pierres "on peut bientòt sortir SVP?" Dernier détour par El Tio, l'amant de notre chère Pachamama, à qui on peut tout confier (en échange d'une petite offrande). Plutôt bien bati ce pti diable...
Enfin ca y est, retour à la lumière du jour. Malheureusement il pleut. On assiste tout de même à un pti coup de dynamite avant de repartir. Avec tant d'exercice physique, il faut bien vite se restaurer = entrée +soupe+ plat+dessert à 30 bolivianos, soit 3E. Ca va nous tenir au ventre jusqu'à la fin de la journée. Rapide tour au cyber café (car on est des accros, Internet, c'est tabou, on en viendra tous à bout!), avant que Gilberto passe nous prendre à l'hotel avec 15 min d'avance. Et oui, aujourd'hui pas de bus mais un super taxi pour se rendre à Sucre, la capitale Bolivienne. Pour le même prix, on préférait éviter la famille lama. Cependant, on ne nous avait pas précisé qu'avant de décoller, il fallait remplir la voiture. On trouve finalement une mamie lama, Augustina, qui va faire la route avec notre chauffeur. Durant les 3h de trajet, Gilberto est parti environ 2h30 à la pêche aux mickey et à son analyse. Bon appétit! Mais bon notre Schumacher nous amène à destination (ou presque) saines et sauves. En effet, nous ne connaissons pas l'adresse exacte de l'hotel conseillé par nos amis Mathilde et Cariño et il y quelques manifestants bloquant la plaza principale. Du coup, Gliberto le pressé nous largue avec nos bagages. Par chance, dans la boutique de chocolats, mamie Maria Thérèsa connait bien notre hotel. Elle se propose de nous montrer le chemin (en échange faut lui porter ses cartons)= ca nous suffisait pas nos bagages? En route elle salue la femme du cousin de sa voisine pendant qu'on se questionne toujours sur l'existence réelle de ce fameux hotel. Fnalement on y arrive enfin. Y'a de la place ouf! Par contre pas aussi classe que ce qu'on nous avait annoncé. Il y a de l'eau 24/24, malheureusement pas de chauffe-eau. Tant pis, pn fera sans. Pour 60bol la nuit, on peut pas tout avoir. On s'installe, on fait un tour rapide de la ville (c'est dangereux les grandes villes, non?) et c'est déjà l'heure du dodo... J'oubliais, petit passage sur Internet dans la rue perpendiculaire.

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