07 fevrier 2009 -- J 69

Journee bus. Direction Potosi. En surveillant les soutes à bagages avant le départ de notre bus bolivien (pour prévenir un éventuel changement de destination de nos valises adorées), on retrouve le couple de francais de Buenos Aires qui nous avait accueilli le premier jour. C'est marrant tous ces gens qu'on croise et qu'on recroise. Sur la route, la Bolivie à chaque virage: villages fantòmes avec barrières construites de bric et de broc, pub pour le bien-aimé président Evo Morales et sa nouvelle constitution, cactus, lamas avec boucles d'oreille en pompoms, travailleuses dans les champs de quinoa avec sac à dos en tissu fluo, ouvriers pour refaire la route (ou plutôt faire la route, vu l'etat), murs en pierres, biquette... Mais dans le bus aussi on reconnait la marque bolivienne: clim absente, fenêtres et sièges cassés, terre et odeur de terre, cendres qui tombent d'on se sait oú, bébés qui pleurent des heures, papy qui crachent et pas de pause pipi. A part un arrêt mythique au bout de 6h de trajet oú Al coure dans les champs de cochons car no pipiroom et moi qui me la joue luxe avec mon nescafé et mon Nestlé secrètement rangé dans mon sac. Carnaval à Potosi, on reçoit quelques bombes à eau malgré l'air sévère et intimidant qu'on arbore. On profite de la rue pietonne, on admire le "boulevard", les maisons coloniales, on respire les pots d'echappement, on manque de se faire écraser 1000 fois, on en peut déjà plus des klaxons en permanence. Une soupe locale, un cybercafé et on s'endort dans notre pseudo-chateau glacé avec 2 sacs de couchage, 3 couvertures, 1 bonnet et des chaussettes en lama. La blonde, si tu sors comme ca, l'homme de ta vie ne va pas te reconnaitre.

1 commentaire:

  1. Bravo pour cette mise à jour ... j'ai tout lu au passage près d'Internet, nous ne sommes pas en Bolivie ni au Pérou mais l'accès Internet est tout comme ...
    Bravo et bon courage pour la "dernière ligne droite" ... comme disait ton Grand Père ...

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