4 mars 2009 -- J94

On est loin de tout, impossible de joindre la punch coco pour son anniversaire. Heureusement que l'internaute comble nos manques pour éviter la crise! Malgré un réveil à 6h, on prend notre temps ce matin. Visite du jardin botanique d'Alberto pendant que notre guide prépare sa surprise. Les yeux pleins d'etoiles, il fait de son mieux: en supplément non réclamé, on a droit à des crèpes et à la sage-femme du village pour partager le café. Les irlandais ne comprennent pas mais nous on papote avec elle, avec toute la famille en costume de fête, on a même droit à une bise de Kevin le timide qui se cache la plupart du temps avec ses cochons d'inde. Tu sais qu'ils vont finir à la casserole? Bref super ambiance ce matin. On fait nos adieux difficilement vers midi. Oui mais l'aprèm il pleut, faut partir! On fait encore un détour pour visiter le dispensaire du Canyon. Moins bien équipé qu'à Maripasoula. La descente vers le Rio nous parait tr`s courte et très facile. Est-ce le soleil, l'humeur ou notre énergie débordante? On rencontre tous les francais du mono blanco quand on se pose dans l'oasis. Cocotiers et piscine au rdv. Est-ce un rêve? Heureusement que le muletier nous arnaque et que le menu se compose de pates, patates et riz. On se serait crues ailleurs! La remontée vers Cabanaconde doit être rapide, avant que les nuages menaçants n'explosent. On choisit donc l'option mule. Je tombe sur la meilleure, ma jumelle! Celle qui traine en rêvassant, qui se tape des coups de speed toute seule, qui ne se laisse pas doubler mais qui suit à bonne distance, celle qui évite les coups, qui s'arrête totalement quand c'est pas permis et spécialement quand l'atroce muletier la fouette. Elle le regarde l'air de dire "je pige pas ton langage, moi c'est pas à ca que je fonctionne. J'avance quand la route est belle et que l'envie me prend". Je passe deux heures aggrippée à la selle à la réconforter. AL se fait reprendre sans cesse par l'affreux parce qu'elle fait semblant d'utiliser ses éperons! La blonde irlandaise pleure mais ne dit rien quand elle reçoit un coup de fouet à la place de ma mule . Je n'ose pas gueuler trop fort à sa place et j'offre même de l'eau au bourreau qu'on déteste. Soit j'ai un coeur tout au fond, soit je n'ai pas envie de le réanimer (pensée émue pour celle qui s'est évanouie dans nos bras sur le bateau chilien, équipe de choc). En effet, le muletier court depuis deux heures à côté des mules pendant qu'on tente de prendre des photos floues du paysage magnifique. Bref, il nous largue au milieu des champs et je dois faire appel à mon intuition et mon sens de l'orientation sans faille pour nous mener à l'hotel 5min apr`s la pluie. Dennis le guide est resté marcher avec les 2 rapides qui se préparent pour le chemin de l'inca. On s'en fout, ce soir c'est douche brulante au programme avec barre de chocolat sur l'oreiller en guise d'accueil. C'est encore l'amoureux transi qu'il faut remercier. Ou fait-il ca pour faire passer les pates, patates, riz du menu de ce soir? Longue nuit réparatrice.

3 commentaires:

  1. la suite !!! la suite !!!! j'ai hâte !!!
    Diana

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  2. hé tu sais c'est Carême!!

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  3. du calme bénech, déjà elle découvre qu'elle a un coeur au fond et elle s'en sert... alors le carême !

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