Mardi. On se réveille un peu de mauvais pied. Quelques troubles digestifs font à nouveau leur apparition... Enfin, rien de bien grave, on part motivées vers le café Berlin. Manque de bol, pas d'appfel Strudel aujourd'hui. Pseudo pti déj dans le ventre, o peut affronter la colline qui ous mène au mirador de la ville = jolie vue! On jette en même temps un oeil à quelques souvenirs locaux (tissus, sacs...). Trop tôt pour se rendre au musée des arts indigènes, on flàne encore un peu et on fait notre pause d´j. On se renseigne également pour aller à Samaïpata, mais ça à l'air si perdu qu'aucune agence ne peut nous vendre des billets de bus. 1 ou 2 appels en métropole et ca y est c'est l'heure idéale pour faire un saut au musée (et se donner bonne conscience). En 1h la visite est terminée = tissus, instruments de musique, crânes retrouvés....mmmm c'était très intéressant. Allez on va faire quelques achats, ca sera plus concret. Du coup, l'heure est déjà tardive, on ne s'est toujours pas rendues à la estacion pour nos billets de Omnibus, demain est un autre jour... La soirée se termine par un diner italien (ou presque: pizzas), un passage au cybercafé où noitre pote Angelo est tjs aussi aimable. "Les carottes, tu connais?" Il est déjà minuit et il faut encore lire notre guide., faire nos colis pour la Poste, refaire la valise (avec notre linge propre que Gisela a failli oublier à la laverie). Pour se faire pardonner, une paire de chaussettes qui ne nous appartient pas... C'est bon tous les strings sont là? Berf on n'est pas couchées!
09 février 2009 -- J71
Lundi, c'est le réveil! Ce matin, il faut préparer ses valises et se rendre à l'agence à 9h pour visiter les mines! Y aura-t-il beaucoup de mineurs ce matin? Après tout, c'était WE de fête et de beuverie.... Le site du cerro Rico que nous allons visiter est très proche. On s'y rend avec notre super groupe hispanophone (que des gars c'est plus sympa). Attention! Pas d'espagnol dans le lot, juste des basques. On se vêtit à l'Indiana Jones, avec notre lampe frontales et les bottes trop grandes. Petite parada pour acheter des feuilles de coca, de l'alcool à 96deg (dégustation obligatoire), des cigarettes à la canelle, et de la dynamite... que nous allons offrir aux mineurs évidemment. Notre guide José est plutôt sympa. Il me baptise ANITA ou la muñeca Barbie. Pourtant une blonde avec un casque n'est plus une blonde, non?? Débute ensuite la visite: obscurité, passages étroits, humidité, poussière. Quelqu'un est claustro ici? On a loccasion de poser quelques questions aux mineurs que l'on rencontre, mais ils ne sont pas très bavards (manque d'acides aminés?) On poursuit la visite qui va durer 3h: + long qu'un épisode de fort Boyard! Car en effet, il va falloir monter puis descendre 15mts d'échelle pourrie pour accéder aux différents étages de la mine. Dans celle-ci, on y trouve surtout de l'argent, du plomb et du zinc. Barbie ne se sent pas trè bien après les 20mts de couloir à souris. Elle faint même le malaise quand José annonce calmement le taux de mortalité annuel dans les mines: environ 45 décès par an à Potosi. En plus, vient se rajouter une chute de pierres "on peut bientòt sortir SVP?" Dernier détour par El Tio, l'amant de notre chère Pachamama, à qui on peut tout confier (en échange d'une petite offrande). Plutôt bien bati ce pti diable...
Enfin ca y est, retour à la lumière du jour. Malheureusement il pleut. On assiste tout de même à un pti coup de dynamite avant de repartir. Avec tant d'exercice physique, il faut bien vite se restaurer = entrée +soupe+ plat+dessert à 30 bolivianos, soit 3E. Ca va nous tenir au ventre jusqu'à la fin de la journée. Rapide tour au cyber café (car on est des accros, Internet, c'est tabou, on en viendra tous à bout!), avant que Gilberto passe nous prendre à l'hotel avec 15 min d'avance. Et oui, aujourd'hui pas de bus mais un super taxi pour se rendre à Sucre, la capitale Bolivienne. Pour le même prix, on préférait éviter la famille lama. Cependant, on ne nous avait pas précisé qu'avant de décoller, il fallait remplir la voiture. On trouve finalement une mamie lama, Augustina, qui va faire la route avec notre chauffeur. Durant les 3h de trajet, Gilberto est parti environ 2h30 à la pêche aux mickey et à son analyse. Bon appétit! Mais bon notre Schumacher nous amène à destination (ou presque) saines et sauves. En effet, nous ne connaissons pas l'adresse exacte de l'hotel conseillé par nos amis Mathilde et Cariño et il y quelques manifestants bloquant la plaza principale. Du coup, Gliberto le pressé nous largue avec nos bagages. Par chance, dans la boutique de chocolats, mamie Maria Thérèsa connait bien notre hotel. Elle se propose de nous montrer le chemin (en échange faut lui porter ses cartons)= ca nous suffisait pas nos bagages? En route elle salue la femme du cousin de sa voisine pendant qu'on se questionne toujours sur l'existence réelle de ce fameux hotel. Fnalement on y arrive enfin. Y'a de la place ouf! Par contre pas aussi classe que ce qu'on nous avait annoncé. Il y a de l'eau 24/24, malheureusement pas de chauffe-eau. Tant pis, pn fera sans. Pour 60bol la nuit, on peut pas tout avoir. On s'installe, on fait un tour rapide de la ville (c'est dangereux les grandes villes, non?) et c'est déjà l'heure du dodo... J'oubliais, petit passage sur Internet dans la rue perpendiculaire.
08 février 2009 -- J70
Attention, les prochains jours ont été rédigés par ma compagne de voyage pour cause de maladie.
Dimanche: c'est jour de repos, donc grasse mat. Par contre pas la grande forme ce matin, la soupe de la veille a du mal à passer... 12h de sommeil ne nous suffisent pas, on prend le ptit déj, o fait un tour dans les rues oú les gens festoient encore, oú les sales gosses bombardent les mamies avec les bombes à eau, une visite express au museo de la monega et on se recouche illico. Aprè tout c'est dimanche, on le redira jamais assez. On repart en début d'AM, peu motivées par la pluie, pour réserver notre visite aux mines le lendemain. Ouf on trouve encore une agence ouverte! Ce soir, il va falloir prendre de l'atarax pour ne pas cauchemarder sur le scénario de Germinal.... Un repas diet pour la blonde ou presque (soupe+crèpes) puis direction le cybercafé oú la brune se sent tout de suite mieux. Et opui c'est miraculeux de pouvoir skyper avec papa, maman, et..... Finalement la nuit tombe... Vite vite il faut se douche avant 21h. Après cela, plus d'eau! Chose faite, on retourne dans les bras de morphée, ca faisait longtemps.
07 fevrier 2009 -- J 69
Journee bus. Direction Potosi. En surveillant les soutes à bagages avant le départ de notre bus bolivien (pour prévenir un éventuel changement de destination de nos valises adorées), on retrouve le couple de francais de Buenos Aires qui nous avait accueilli le premier jour. C'est marrant tous ces gens qu'on croise et qu'on recroise. Sur la route, la Bolivie à chaque virage: villages fantòmes avec barrières construites de bric et de broc, pub pour le bien-aimé président Evo Morales et sa nouvelle constitution, cactus, lamas avec boucles d'oreille en pompoms, travailleuses dans les champs de quinoa avec sac à dos en tissu fluo, ouvriers pour refaire la route (ou plutôt faire la route, vu l'etat), murs en pierres, biquette... Mais dans le bus aussi on reconnait la marque bolivienne: clim absente, fenêtres et sièges cassés, terre et odeur de terre, cendres qui tombent d'on se sait oú, bébés qui pleurent des heures, papy qui crachent et pas de pause pipi. A part un arrêt mythique au bout de 6h de trajet oú Al coure dans les champs de cochons car no pipiroom et moi qui me la joue luxe avec mon nescafé et mon Nestlé secrètement rangé dans mon sac. Carnaval à Potosi, on reçoit quelques bombes à eau malgré l'air sévère et intimidant qu'on arbore. On profite de la rue pietonne, on admire le "boulevard", les maisons coloniales, on respire les pots d'echappement, on manque de se faire écraser 1000 fois, on en peut déjà plus des klaxons en permanence. Une soupe locale, un cybercafé et on s'endort dans notre pseudo-chateau glacé avec 2 sacs de couchage, 3 couvertures, 1 bonnet et des chaussettes en lama. La blonde, si tu sors comme ca, l'homme de ta vie ne va pas te reconnaitre.
06 février 2009 -- J68
Réveil prévu à 05h mais Sara nous oublie. Tio Mario gronde silencieusement sous son bonnet. Déjà qu'il fatigue. Bref on se dápèche de boucler nos affaires dans l'obscurité (pas d'électricité à cette heure là). Et on roule à fond dans le salar d'Uyuni encore bleu nuit à cette heure matinale. Enfin à fond... Mario dort... Oui le chauffeur, il dormait complètement. Genre yeux fermés, tête qui décline et volant qui dévie. Et pendant une bonne demi-heure. Lionel et Mathilde sont d'avis de le laisser tranquille, car il est vraiment fatigué par nos 3 jours de route. La blonde et moi on essaie de tousser poliment ou de rire un peu plus fort pour qu'il redonne un petit coup de volant de temps en temps. Faut dire qu'avec ses 12000km carrés, le salar ne présente aucun danger immédiat. On s'arrête pour le lever du soleil: le sel bleu devient rose-orange puis blanc éclatant. Le ciel étoilé s'eclaircit et on commence déjà à chauffer. Sara prépare la table pour le petit-déjeuner pendant qu'on grimpe difficilement (l'altitude, ca essouffle beaucoup) sur le rocher recouvert de cactus, isolé au milieu de cette étendue blanche. Après les pancakes au dulce, dernières photos salées. On reprend la route vers l'exploitation de sel mais sans avoir droit aux explications, ni même aux photos des travailleurs (apparemment très jeunes sous leur cagoule, 10 ans?). Arrêt au cimetière des trains rouillés avant le déjeuner préparé par la femme de Mario, sympa l'attention. Salade de quinoa, plein de vitamines. Puis on se sépare, chacun va faire la sieste dans son hotel respectif (avec plus ou moins d'étoiles). Nous on s'offre celui qui a l'eau chaude jusqu'a 18h30, c'est déjà bien comparé à ce qu'on aura plus tard. On est tentées de prendre 1000 photos volées au milieu du petit village d'Uyuni. Ca devient tellement typique, mais les indiens sont très réservés à part la souriante vendeuse de jus de mangue. Le soir on retrouve notre demi-groupe autour d'un lama cuit au cactus bar.
05 février 2009 -- J67
Réveil glacé à 06h30. Aujourd'hui beaucoup de route. De toute façon, dans le dortoir tout le monde est déjà debout grâce au réveil d'AL qui est resté à l'heure chilienne. Retour du dulce de leche sur la table du petit déj... mais tout ce qu'on nous a raconté sur le régime alimentaire obligatoire bolivien, c'est du pipeau?? La route est longue, et mauvaise. Le fond de la voiture sent la poussière, la vue est limitée et Sara s'endort sur mes genoux quand elle ne joue pas à embêter le rang de devant. Heureusement pas mal de petits arrêts agréables sur la route dans pleins de lagunas différentes. Oui c'est fou, elles sont toutes différentes et encore pleins de flamands roses. Et Mario qui surveille ses roues et son moteur n'est jamais tr`s pressé de klaxonner pour donner le signal du départ. Alors on profite du soleil et du vent du désert, des couleurs, des montagnes, de l'horizon lointain, et de la poussière, de la tonne de poussière irrespirable. Longue pause au milieu des arbres de pierre. David sort son notebook pour avancer son blog, on discute avec les cowgirls de Marseille, supers souriantes et motivées. On repart pour aller discuter d'avenir, de projets et de bonheur avec Lionel et Mathilde devant le volcan Ollague. Rob se fait prendre en photo un peu partout. On fait encore grincer des dents Mario sous son bonnet et on affole Sara quand on mélange nos demi-groupes pour le déjeuner. Tant pis, nous ça nous met de bonne humeur. Quand la route est trop atroce, on descend les collines à pied en espérant retrouver Mario le fidèle avec sa voiture qui tient le choc. Dernier arrêt à San Juan pour que Sara se ravitaille en bonbons, gouter pour le fond de la voiture uniquement. Et là on perd une pièce du moteur. Dans le vacarme assourdissant de la mauvaise piste, Mario le repère tout de suite et nous abandonne le temps d'aller la retrouver sur la route. On est seuls devant les champs de quinoa et notre respect devient sans limite pour notre chauffeur mécanicien de première classe. On passera la nuit dans un hotel de sel, encore en dortoir (ce qui ne plait pas à tout le monde). On allonge la liste des griefs contre Pamela l'agence quand on apprend qu'un demi-groupe aura du poulet, et l'autre le droit à une douche gratuite. On déplace les blocs de sel qui nous servent de siège et on conspire, on rigole, on s'échange les bons plans pour la suite du voyage, on applaudit Helmut qui nous avoue timidement qu'il escalade 1 à 1 tous les plus hauts sommets de chaque pays.... belle retraite... et on trinque avec Mario avant de s'endormir dans les lits inconfortables.
04 février 2009 -- J66
On est les premières à l'agence. Arrivent ensuite Mathilde et Lionel le couple belgo-hispanique, Rob l'anglais, les 3 allemands (Helmut, David et ?) et les 2 amoureux de Santiago. Après avoir galéré un peu pour changer de l'argent en bolivianos, on repasse encore la frontière. Ca va, les bagages là ils s'en foutent. Par contre il faut payer. A la rigueur je préfère. On fait connaissance autour d'un bon petit déj au milieu du désert venteux et on charge le 4x4. Oui on sait on a beaucoup de bagages. Sara la cooker a 13 ans. Et elle ne porte pas de tablier. La Bolivie ne sera vraiment pas comme je l'imagine. Mario conduit avec son sachet de feuilles de coca à proximité, 1 feuille toutes les 5 min (à savoir que 500kg de feuilles font 1kg de cocaïne pure, il devrait tenir). On s'arrête à la lagune verte, à la lagune blanche puis petite baignade dans les eaux thermales à 38deg. Juste 10 min parce que la vasodilatation c'est pas bon pour l'altitude. La super 4x4 nous emmène ensuite au desert de Dali avec quelques roches qui lui rendent un hommage naturel. Avant dernier arrêt aux geysers qui crachent peu mais qui sentent le soufre. Terrible. Même avec 5kg de poussière dans chaque narine on arrive pas à tenir. Les deux scientifiques Rob et David nous donnent des compléments d'information car Mario n'est vraiment pas bavard. Il vérifie son véhicule, le nez (et le bonnet) dans le moteur tous les 1/4d'h (ou toutes les 3 feuilles de coca si vous préférez). Le moteur chauffe à fond, il vide nos réserves d'eau pour le refroidir en prétextant des pauses photos... On nous avez pr´venues de vérifier l'alcoolémie du chauffeur, mais l'état de la voiture, non! Lionel rêve du 4x4 blanc étincelant qui vient de nous doubler et prépare une révolution. Pause déjeuner enfin, Sara nous sert en rigolant. On repart pour le dernier stop photo à la laguna colorada. Pleins de couleurs dans les montagnes et dans l'eau et pleins de flamands roses! Que lindo ¡¡ Le 2eme 4x4 de l'agence Pamela (avec les 3 allemands et les deux chiliens) arrive à nous suivre malgré les réticences de leur chauffeur laxiste. Ca y est Lionel a compris: c'est la guerre entre les 2 chauffeurs qui essaient du coup de séparer au maximum les 2 demi-groupes que nous sommes. Nous on se sert les coudes: la Révolution est en marche, autour de spaghetti froids trop cuits (bravo Sara). La semaine prochaine tu ferais mieux d'aller à l'école! Soirée petit routard Bolivie, lingettes huggies (ah oui, pas de douche non plus), et concert des enfants du village accompagnés de quelques bouteilles en plastique vides... un délice.
Inscription à :
Articles (Atom)