16 janvier 2009 -- J 47

Aujourd'hui, vamos à l'Aconcagua. Le plus haut sommet après l'Himalaya. Le minivan de Fernando, dit le discret, a du retard, normal. Pour la peine, on a le droit de s'assoir devant. Tant mieux parce que la route est censée être aussi belle que l'excursion. Et c'est le cas. En plus, pas un seul petit nuage en vue. On repasse la frontière. Déjà la moitié du passeport rempli, ca nous fait plus tellement rire. Premier arrêt à Puenta Del Inca. C'est un pont fait par les Incas (bien sûr vous aviez compris) avec des sédiments. Les vendeurs s'amusent à tremper des chaussures dans le torrent rose et à les ressortir couvertes de sel. Et à les revendre avec des bonnets et des ponchos en laine de lamas! Arrêt suivant au Parc National de l'Aconcagua. Enfin sur le parking où on doit manger notre lunch-box. Mais comme dirait AL (un jour de baracca) "j'en ai déjà vu des plus moches des parkings pour un pic-nic". C'est vrai qu'on est dans un cirque, entourées de montagnes bleues, vertes, roses. Non je n'ai pas fumé, je vous jure. En tout cas, fumée ou pas, en vacances je suis plus ambiance Cool Bob (ou John y Brian) que ambiance salle de travail surchargée à 4h du mat. Alors la blonde et le reste du groupe attendront que je finisse mon lomito (sandwich au steack) avant de repartir. D'ailleurs à peine sortie du parking, je suis sur le point de m'effondrer. 3pas ont suffi pour accélérer mon rythme cardiaque à 150bat/min et je respire mal. Non non je n'ai pas fumé. C'est l'altitude (et pas encore le mal des montagnes). Mais on est à peine à 3000m alors que l'Aconcagua est à plus de 6000. Je prend sur moi pour ne pas finir la dernière de notre groupe de retraités. C'te honte. Heureusement à l'arrivée au pont suspendu, j'ai repris toutes mes couleurs (et mon endurance légendaire) (promis 2010 j'arrête de fumer). Je me transforme en Indiana Gaya, le temps de quelques photos avec Indiana Ana. retour facile dans ce décor splendide, l'herbe sèche est jaune, la lagune turquise. Hey oh.... les bretons: n'oubliez pas l'Aconcagua pour aller camper, si le genoux de Fanch tient le dénivelé. Retour avec pause de 2h à la frontière: pommes contaminées, attention à vous. L'aduana veille. Heureusement qu'il y a une file spéciale pour nous parce que les vacanciers argentins attendent depuis 10h. Mais s'ils doivent patienter tout ce temps avant la fouille de leur voiture, comment font-ils pour ne pas avoir de la nourriture suspecte dans leur caisse?? Il faut qu'ils jettent tout au dernier moment autrement amende de 11000 USD, rien que ca... Dernier sop dans un hotel vide, c'est une station de ski archi-hype en hiver. La vue est hallucinante mais vu les pentes, je me demande comment c'est possible de skier. Ce serait là qu'un français a battu un record de vitesse... Pas étonnant.... Rentrée à Santiago par la magnifique ruta. Dommage que la tchèque ne parle pas un peu moins. Après le traditionnel melon, on joue aux chaises musicales avec les ordi qui déconnent chaque jour un peu plus puis re-emballer les fidèles malletas avec notre voisine de chambre french qui capte rien, même pas qu'on parle sa langue.

2 commentaires:

  1. j'ai pas compris à quel moment tu arrives à 6000m, en fait je crois que vous vous êtes arrêtés à 3000m et c'était déjà pas mal !!! j'aimerai bien que tu décrives un peu mieux à tes lecteurs assidus ce que peut être une ambiance Brian y John... merci !!!

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  2. j'laisse a miette ce genre de details...

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